Les ministères de l’Education et des Armées ont publié le thème de la session 2026-2027 du CNRD.
ci-dessous, extrait du communiqué ministériel.
Il réunit chaque année près de 40 000 élèves qui produisent, autour d’un thème spécifique, des travaux de réflexion, des exposés ou des créations artistiques en lien avec ce thème. Les projets sont évalués par un jury et des prix sont décernés aux meilleurs travaux. Pour la session 2025-2026, le thème retenu est « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948) ».
Sous la présidence d’Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et la vice-présidence d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, s’est tenue le 10 février au ministère de l’Éducation nationale la réunion du comité stratégique du concours en présence des représentants de l’État et de ses principaux partenaires. À cette occasion, les ministres ont rendu hommage à l’engagement des équipes éducatives, ainsi qu’au soutien apporté au concours par l’ensemble des partenaires, notamment les fondations et les associations mémorielles, sur tout le territoire.
Après délibération, les membres du comité stratégique ont proposé le thème suivant pour la session 2026-2027 : « Les étrangers dans la Résistance » (1940-1945).
Celui-ci s’inscrit dans l’actualité mémorielle nationale, comporte un apport historiographique important et entre en résonance directe avec les enjeux citoyens contemporains sur l’appartenance et l’engagement républicain.
Ce thème fera l’objet d’une lettre de cadrage qui servira de support pour élaborer le document pédagogique mis à disposition de l’ensemble des établissements susceptibles de s’engager dans le concours, au début de l’année scolaire 2026-2027.
Les ministres encouragent les collégiens de troisième et les lycéens, en France et dans les établissements scolaires français à l’étranger, à s’engager nombreux dans cette action éducative importante.
Le comité départemental de l’ANACR va faire l’inventaire des ressources locales sur cette thématique du concours et le publiera sur le site et dans la prochaine édition de « Résistance Allier » …
En attendant, quelques éléments documentaires ont été glanés pour alimenter la réflexion sur le sujet…
Consulter un article sur le sujet paru dans l’Humanité édition du 12 février 2026 : dialogue à trois voix entre deux historiennes, Zoé Grumberg et Astrig Atamian, et mu militant de la mémoire, Pierre Ouzoulias (petit-fils d’Albert OUZOULIAS).
Avec le Mémorial de la Shoah…
Voir ci-dessous les échanges d’auteurs sur cette thématique dans une table ronde organisée par le Mémorial de la Shoah…
À l’occasion de la parution de Rino Della Negra, footballeur et partisan de Dimitri Manessis et Jean Vigreux, Libertalia, 2022 ; Olga Bancic. Une jeune mère dans la Résistance, de Marie-Florence Ehret, Oskar, 2022 ; Du sang dans la clairière. Mont-Valérien 1941- 1944, de Tal Bruttmann, Efix et Antoine Grande, éditions Ouest-France, 2023.
Originaires de cultures et de pays différents, Olga Bancic (1912-1944), Rino Della Negra (1923-1944) et Marcel Rajman (1923-1944) ont sacrifié leur jeunesse et leur vie pour libérer la France du joug nazi. Ils appartenaient au groupe FTP-MOI de la région parisienne, dirigé par Boris Holban, puis par Missak Manouchian. Ils ont tous trois été arrêtés par la police française en novembre 1943 et exécutés l’année suivante.
Des publications récentes éclairent les trajectoires de ces jeunes gens longtemps oubliés de la mémoire collective.
Et ci-dessous l’évocation des républicains espagnols engagés dans les combats de la Libération…
Mais aussi de la résistance allemande dans la résistance française…
Présentation du film Documentaire réalisé par Jean-Pierre Vedel – France • 2006
Pendant la dernière guerre mondiale, il y eut en France plus de mille Allemands antifascistes qui se sont engagés pour lutter aux côtés des résistants français notamment dans les maquis de Lozère et des Cévennes.
Membres du groupe de résistance Travail Allemand, ils ont été espions dans la Wehrmacht, ont renseigné les réseaux de résistance et ont pris les armes contre leur camp auprès des maquisards.
À travers de nombreuses images d’archives et des témoignages d’Allemands et de Français, le film raconte comment se sont organisés ces résistants. Entre doute et fraternité, ces hommes et ces femmes retracent leur engagement particulier dans cette période trouble. En écoutant leurs souvenirs remonter avec émotion, nous allons comprendre leur si long silence et revenir avec eux sur cette partie oubliée de notre histoire.

