POUR LE RESPECT DU DROIT INTERNATIONAL
Le 24 Février 2022 dans la nuit, sans déclaration de guerre, la Fédération de Russie, membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU en tant que continuatrice de l’Union soviétique qui en fut fondatrice, agressait sans mandat international l’Ukraine, pays indépendant, avec l’objectif exprimé d’en changer le gouvernement et d’en prendre le contrôle, initiant une guerre qui a depuis déjà fait plus d’un million de victimes.
Moins de quatre ans plus tard, ce 3 janvier 2026, les Etats-Unis d’Amérique, membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, Etat fondateur de l’ONU, ont agressé dans la nuit, sans déclaration de guerre et sans mandat international, le Venezuela avec l’objectif exprimé d’en changer le gouvernement et d’en prendre le contrôle, en premier lieu de ses ressources pétrolières.
Il s’agit là de graves violations des règles du Droit international ; en premier lieu de la Charte des Nations-Unies dont notamment l’alinéa 4 de son article 2 prévoit explicitement que : «Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.»
Ces violations se sont multipliées, s’aggravant ces dernières années, notamment au Proche et au Moyen-Orient, leur extension à d’autres régions du monde ne peut qu’accroitre les risques de conflit majeur.
La France est elle aussi membre du Conseil de Sécurité de l’ONU depuis sa création en 1945. A ce titre, elle a une responsabilité particulière dans la défense des principes édictés et des règles mises en place dès la fin de la Seconde Guerre mondiale pour éviter les conflits er résoudre pacifiquement ceux ayant éclaté.
C’est pourquoi l’ANACR demande que notre pays condamne explicitement les violations de la Charte des Nations Unies en œuvre à l’encontre d’Etats souverains, quels qu’en soient leurs auteurs, et exige que soient immédiatement mis un terme à celles en cours.
Paris, le 5 Janvier 2026
Communiqué de l’ANACR


