Voies & voix de la Résistance

14 avril 2026

La mémoire de la Résistance a longtemps été portée par les souvenirs des Résistants… Ces passeurs de mémoire disparus, restent leurs témoignages et le récit historique qui en scelle les réminiscences.

En leur absence, pour en transmettre le récit, le sens de l’engagement et les valeurs, de nouvelles formes de médiation doivent désormais être explorées. L’objectif premier vise toujours à contribuer efficacement à l’appropriation citoyenne de cette page d’Histoire de France, celle de la Résistance.
Elle est riche d’enseignements pour la compréhension du présent et la construction de perspectives d’avenir de paix, de liberté, d’égalité, de fraternité et de justice… Pour faire (re)vivre les espoirs du programme du Conseil National de la Résistance !

L’expression vivante des parcours des Résistants dans leur mise en scène peut s’y employer…
C’est ce que les maquettes de scénarios ci-dessous proposent. Sur les bases de textes documentés, de témoignages de nos anciens Résistants, ces constructions peuvent servir de base à des productions scénarisées, aussi bien sur scène que lors de déambulations, de nouveaux savoir-faire contribuant ainsi à la diffusion de la connaissance, à cette appropriation du savoir nourrissant le savoir être du citoyen…

N’y aurait-il pas là matière à rendre le public en général plus attentif et les plus jeunes générations en particulier partie prenante de leur apprentissage plutôt que spectateurs passifs d’une cérémonie…

Gilbert BIDET

Ancien combattant de 14-18 et Résistant de la première heure

Un paysan engagé
Ancien combattant de 14-18, titulaire de la Croix de Guerre et de 2 Etoiles d’Argent, Gilbert Bidet était agriculteur métayer au lieu-dit Chapillière à Meillard, marié et père de deux enfants. Il est adjoint au maire depuis 1935, mandat dont il est déchu en janvier 1940 pour avoir refusé de renier son appartenance au Parti Communiste…

Lucienne DEPRESLE

Résistante déportée

Résistante communiste (pseudonyme Jeanne) au Front National pour l’Indépendance de la France elle ravitaille le Maquis Hoche installé à « La Pièce Plate » dans les bois de la vallée du Douzenan non loin de la ferme.

Louis LANUSSE

Réfugié Résistant

Louis Lanusse était né à Paris. Réfugié dans l’Allier avec sa famille, et après s’être caché dans une ferme de Vernusse, c’est à la ferme du Hazard, chez les Joly, qu’il avait trouvé refuge tout en participant activement aux actions du groupe de Résistants FTP de Tronget.

André FERNAND

Résistant disparu

A 21 ans, quand la guerre éclate, André est avec sa famille au domaine de Fourneux à Treban.
André et son frère ainé René sont tous les deux mobilisés en 1939. Faits prisonniers l’un et l’autre et conduits en Allemagne ils vont tenter de s’évader. A deux reprises les tentatives de René vont échouer ; par contre André réussira sa première évasion 

Robert JOYON

Jeune recruteur

« … nous avons reçu la consigne de la Résistance de créer des comités d’aide aux réfractaires au S.T.O. Il nous fallait trouver un certain nombre de personnes, si possible assez influentes dans chaque secteur, pour solliciter des fermiers afin de cacher et héberger des réfractaires pour les empêcher de partir en Allemagne et éventuellement les faire passer au maquis. »

Lucien DEPRESLE

Résistant de la première à la dernière heure

Lucien comme toute sa famille est en Résistance depuis le tout début de la guerre ; il a
guidé l’installation du Camp Hoche dans les bois des Champs en mai 43…
De la récupération des armes de la débâcle, la propagande et le recrutement jusqu’aux combats de la Libération tout en traversant la terrible épreuve de la déportation fatale à sa mère.

Le Camp HOCHE

1er maquis FTP de l’Allier ?

Le camp Hoche est né de la Résistance ouvrière de Montluçon. Active dès le début de la guerre, la Résistance Montluçonnaise avait franchi un cap important avec la manifestation du 6 janvier 1943 bloquant le départ d’un convoi d’ouvriers requis pour l’Allemagne. Le clandestinité s’imposait alors pour poursuivre la lutte ; et les réflexions déjà engagées depuis l’automne 1942 aboutirent au choix de Meillard où les Résistant pouvaient jouir d’un solide soutien local…

Rocles

Un Monument aux Morts pas comme les autres…

Comme à Gentioux – Pigerolles en Creuse, c’est au travers des traits de l’enfant que la paix est célébrée à Rocles. Des trois principaux monuments pacifistes du Bourbonnais, celui de Rocles est sans doute le plus émouvant et le plus subtil. Du haut du monument, l’enfant aux cheveux bouclés contemple la foule rassemblée à ses pieds, en pointant du doigt le message gravé dans la pierre : « Apprenons à supprimer la guerre ». En invoquant cet apprentissage le monument souligne aussi la confiance du peuple dans l’école de la République.

Robert RIOTHON

un miraculé

C’est dans le petit chemin qui s’enfonce dans les champs vers le sud et que l’alignement des arbres rappelle que les deux jeunes faits prisonniers par les allemands en partant de Montluçon le 26 juillet 1944 furent fusillés et laissés pour morts. Les Allemands les avaient pris à Deneuille les Mines et les avaient fait déjeuner à La Croix du Châgne avant de commettre leur forfait le lendemain matin à quelques kilomètres de là.
Des deux, Robert RIOTHON, grièvement blessé, a cependant réussi à se sauver, gagnant une ferme des environs pour y être pris en charge et soigné.

Jean VILLATTE

dans le Groupe Villechenon

« J’avais vingt ans, et je n’avais qu’une idée en tête, chasser les allemands de France… Avec mes parents, j’habitais dans une ferme à Theneuille, quand, à l’automne 1943, je reçois la convocation pour aller faire mon temps de service aux Chantiers de Jeunesse.
A cette époque les jeunes redoutent les occasions de rassemblement, les pièges tendus susceptibles d’entraîner une rafle pour le STO (Service du Travail Obligatoire en Allemagne).

Marc BONNOT

Du salon de coiffure de Souvigny au Camp Casanova

Le jeune ouvrier coiffeur va connaître l’enthousiasme du premier rassemblement de Moladier, partager la liesse populaire du 14 juillet dans le périple des maquisards de Casanova. Deux jours plus tard l’attaque des GMR et de la Milice encerclant les bois de Bostz lui a été fatale…

Roger BELLIEN

Victime de l’enrayement de sa mitraillette…

Ouvrier tourneur originaire de Souvigny, Roger Bellien rejoignit le camp FTP Danielle Casanova le 6 juin 1944, à la suite de sa sœur Renée résistante FTP comme agent de liaison au sein de l’État-Major régional de l’Allier. C’est à cette date que ce maquis regroupa ses effectifs en forêt de Moladier sur la commune de Besson (Allier) au sud de Moulins.