Les voyages forment la jeunesse…

2 août 2021

La mémoire en héritage

Mercredi 28 juillet 2021, c’est sous la conduite de Christophe BOUTIER, leur professeur documentaliste avec lequel ils préparent le Concours National de la Résistance et de la déportation (CNRD) que les élèves volontaires du club mémoires (Memoriae) du collège Jean de La Fontaine de Saint-Germain-des-Fossés se sont rendus avec leurs familles sur une terre de Résistance : le Limousin.
La matinée fut consacrée à la découverte du maquis de Georges GUINGOUIN, grand chef de la Résistance, et des lieux où ce dernier à lutté durant quatre ans, avant de libérer la ville de Limoges dont il deviendra le maire deux années durant.
A travers une balade commentée, truffée d’anecdotes, Michèle Guingouin, la propre fille du « Préfet du Maquis », a fait découvrir aux vingt-quatre bourbonnais la vie quotidienne des maquis (caches, ravitaillements, prix des denrées, risques, rapports avec la population…) dans la contrée et le Mont Gargan qui domine celle-ci, ainsi que les actions de ces « Hommes des bois » qui ont tenu tête à la Milice, aux Allemands qui composaient une armée régulière, en juillet 1944.
Toute une semaine, les maquisards ont récupéré les parachutages d’armes envoyées par Londres, harcelé et ralenti un ennemi qui n’a pu les anéantir, au cours de violents combats, avant de se retirer et ouvrir la voie de Limoges.
Pour les remercier de leur investissement, Michèle Guingouin a offert aux élèves du Club Mémoires la médaille de la Libération de la ville de Limoges. Une reconnaissance de grande valeur pour ces derniers !
Vers 15 heures, les voitures ont conduit le groupe vers un territoire de la Haute-Vienne marqué par la répression, le village d’Oradour sur Glane. 643 femmes, hommes et enfants y furent massacrés, méthodiquement et délibérément, le 10 juin 1944, par une unité de Waffen SS appartenant à la division Das Reich. Dans une volonté évidente de terroriser la population locale, ce fut un des pires massacres de la Seconde Guerre Mondiale sur notre territoire !
La découverte silencieuse et émouvante des ruines de ce qui fut, avant cette date du 10 juin, un bourg riche et animé, fut commentée par Henri DIOT. A partir de stations au niveau de certains lieux significatifs tels que le puits tragique dans lequel ont été jetés des corps ; la grange Laudy, mitraillée et incendiée (cinq hommes survécurent dont Robert HEBRAS, dernier survivant aujourd’hui) ; ou encore l’église, dont la seule Mme ROUFFANCHE s’échappera et témoignera…
Henri DIOT a « conté » l’innommable.
Une journée qui restera dans les … mémoires ! Avec un riche et dense programme concocté sur une journée, à partir de visites et de rencontres, pour que la transmission de la mémoire de la Résistance et de la Répression s’opère auprès des jeunes générations.

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Le populaire du Centre s’est fait l’écho de cette journée…

Balade en terre de Résistance : prochains rendez-vous

Publié le 05/08/2021

Randonnée sur les pas de Georges Guingouin. Photo D. Levieux

Chaque été, Michèle Guingouin propose des balades commentées à Saint-Gilles-les-Forêts, berceau de la Résistance jusqu’au sommet du Mont Gargan, lieu des combats de juillet 1944.
Ce mercredi 28 juillet, c’est devant la mairie-école du village de Saint-Gilles-les-Forêts, dans laquelle Georges Guingouin avait été nommé instituteur et aussi secrétaire de mairie, que Michèle Guingouin, fille du « Préfet du maquis », libérateur de Limoges et chef des maquis autour du site stratégique du Mont Gargan pendant la Deuxième Guerre mondiale accueillait une trentaine de participants pour une visite historique.
Pas de note, pas de conférence, mais avant de suivre les traces du « Grand » comme on surnommait le célèbre maquisard de la région, elle expliquait en quelques mots le rôle important joué par la résistance et retraçait une partie de sa vie ce qui a permis de mieux comprendre les rudes conditions de cette vie dans la clandestinité.
Sur les sentiers de la Résistance
Ensuite, ils sont partis sur ces sentiers de Résistance, en direction du Mont Gargan, situé à 731 m d’altitude où la chapelle ruinée couronne le sommet.
Cette balade, agrémentée de quelques anecdotes, a replongé les participants dans ce monde de tristesse et d’espoir.
Au retour, ils ont fait une halte auprès de la tombe du Colonel et de sa femme nichée dans le petit cimetière de Saint-Gilles.
Balade à Saint-Gilles-les-Forêts.
Une belle journée à laquelle participaient les amis du musée de la Résistance de Limoges, des personnes venant des environs, de Haute-Garonne, de l’Hérault, de l’Allier et des élèves du collège Jean de la Fontaine à Saint-Germain-des-Fossés dans l’Allier qui a reçu le 1 e prix académique au concours National de la Résistance.
Prochains rendez-vous : les 5 et 17 août à 9 heures, devant la mairie de Saint-Gilles-les-Forêts pour une balade d’environ 6 km. Prévoir un pique-nique s’il fait beau au sommet du Mont Gargan, si mauvais temps le pique-nique se fera à la salle communale Georges-Guingouin.
Chaussures de marche conseillées.