Un monument en chantier

28 décembre 2019
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Le chantier s’est monté sous la pluie… Il est désormais à l’abri de la bâche sous le tipi.

Le chantier est monté… « l’oeil » va désormais s’ouvrir au burin et à la massette !
Il n’y aura plus qu’à le retourner d’ici quelques temps pour achever la taille…
… y a plus qu’à tirer pour la pierre obéisse et consente enfin à se lever !
Une bonne corde pour suspendre le palan…



Trois tiges filletées plus loin, six rondelles et six écrous… et voilà le squelette de la chèvre monté. Ne reste plus qu’à la positionner au-dessus de la grosse pierre pour l’y suspendre…
Dans un premier temps, il faut fabriquer la « chèvre » qui va permettre de soulever 7 ou 800 kilos de pierre pour la faire passer de la position couchée à la position debout…
On n’est pas dans l’ébénisterie ! C’est du gros et du costaud…

Mise en chantier de « l’œil »

Les quatre plots des angles de l’emprise au sol sont achevés…

La moulure du socle commence à prendre forme !

Au tour du socle !

… à l’aide ! Pascale vient prêter main forte à Michel ; parité dans la taille !

L’idée de la cannelure entaillée dans la partie basse du corps est abandonnée au profit d’une ligne plus sobre…

De l’esquisse au tracé du gabarit, en passant par les retouches successives du dessin, c’est une préparation minutieuse qui précède la taille du premier éclat… Et la réalisation générera peut-être quelques évolutions du dessin initial quand l’œil et la main vont appréhender la chose dans la réalité de ses trois dimensions.

La pierre a été achetée chez Guy Martin à Garchizy, c’est une pierre de l’Yonne, au crème très clair au grain très fin… mais aussi bien dure et qui sonne clair ! A la mi-juillet elle fait le voyage de la Nièvre jusqu’au Theil sur le chantier de la taille. Après le coup de main des bénévoles « non spécialisés », place au pro ; c’est Michel Henri, notre Meilleur Ouvrier de France, qui va s’ateler à la tâche.

Une fois le projet défini, il faut rassembler les moyens…

La réalisation du monument proprement dite étant assurée par nos propres moyens la dépense à financer ne concerne que la matière d’oeuvre et quelques frais annexes à hauteur de 3000 euros.

Il aura fallu deux années d’efforts pour rassembler les moyens nécessaires à la réalisation du projet. Des vingt communes du secteur sollicitées, quinze ont répondu favorablement à notre demande de soutien financier en nous octroyant des subventions exceptionnelles de 50 à 150 euros. Les services de l’Etat sollicités au travers de l’ONAC nous ont accordé une subvention de 600 euros et le Conseil Départemental a contribué à hauteur de 500 euros. Des contributions volontaires de nos adhérents viennent abonder les fonds nécessaires à la réalisation.

Le coût réel de la réalisation, si nous valorisions l’ensemble du travail des bénévoles sur l’ensemble du projet serait bien plus considérable ! Peut-être nous faudra-t-il prendre le temps de le calculer pour évaluer à leur juste valeur les concours qui nous sont consentis par les collectivités.

Une convention est en préparation avec l’ONF pour l’implantation du monument en forêt domaniale.